La prise de risque en communication

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Doit-on se plier à un certain conformisme pour pouvoir monter une campagne de communication efficace? La prise de risque est-elle vraiment possible à l’heure où les clients ne peuvent cacher leur méfiance face à une proposition trop innovante ? Petit tour d’horizon de l’état actuel des choses…

Une atmosphère peut propice à l’inspiration

De manière générale, la société actuelle fait peser sur nos épaules une sensation de crainte empêchant la prise de risque. La mise en garde dans les médias est permanente : évènements dramatiques, faits divers violents, crise, attentats terroristes, un sentiment de peur omniprésent a fini par s’installer et véhicule une perspective d’avenir plutôt morose .

En communication, cet élan de pessimisme s’observe directement sur le travail des créatifs et sur la relation client. Difficile en effet de se montrer force de proposition lorsque l’on se voit imposer une liste interminable de contraintes ou lorsque toutes les idées créatives se retrouvent bloquées dès le pôle commercial qui préfère s’en tenir à deux ou trois axes classiques pour augmenter ses chances de succès. Bien souvent l’incompréhension s’installe et les frustrations personnelles peuvent vite prendre le dessus.

Ceci peut en partie s’expliquer par un problème de communication interne. La plupart du temps, et c’est d’autant plus vrai à mesure que les effectifs augmentent, les équipes se retrouvent cloisonnées, divisées en plusieurs pôles de travail et ne communiquent que très superficiellement entre elles (les créa d’un côté, les commerciaux de l’autre sans parler du pôle performance ou encore du pôle web-digital). D’autant plus que naturellement, les échanges se font de manière quasi-exclusive avec les personnes physiquement proches mais pas avec celles localisées à l’autre bout de l’open-space ou dans le couloir d’en face. Autre facteur important, le timing: la gestion de l’urgence face à des deadlines bien souvent extrêmement courtes obligent à monter un projet en urgence ce qui peut vite devenir une source importante de stress et causer des dérèglements dans son élaboration. Lorsque l’on cherche à proposer une idée neuve susceptible  de heurter le conformisme d’autrui (qui vous répondra que « ce n’est pas ce qui est fait d’habitude »), il est donc important de combler la zone d’insécurité de son interlocuteur afin que ladite proposition n’apparaisse pas comme une prise de risque trop importante.

Commencer la conquête en interne

Les premières personnes à convaincre (hormis vous-même!), ce ne sont pas les clients mais bien ceux qui présenteront le projet ou qui vous aideront à le réaliser. Il est donc essentiel de décloisonner les pôles et de brainstormer à plusieurs, que l’on soit graphiste, concepteur-rédacteur ou chargé de projet. Votre idée aura en effet bien plus de chances d’être acceptée si les personnes que vous cherchez à convaincre sont directement impliquées au moment de la sélection des axes. Il est également essentiel qu’une idée audacieuse soit défendue par un argumentaire solide et une forte conviction pour la rendre crédible.

Réenchanter le risque

Cela paraît difficile et pourtant la neurasthénie actuelle n’est pas une fatalité. Prenez le temps de vous émerveiller ! Il est important de regarder les choses tout autour de vous, de s’interroger au quotidien, de découvrir ou de redécouvrir des lieux, des odeurs pour conserver une certaine fraîcheur. Même si beaucoup d’agences prônent des valeurs créatives sans jamais aller au bout de leur démarche par peur d’un manque de stratégie, certaines d’entre elles et plus particulièrement les start-ups tentent de réenchanter ce risque et oseront plus facilement proposer des concepts innovants et des idées nouvelles.


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Passionnée de tendances et d'écriture, je scrute le web et laisse parler mon imagination afin de vous proposer les idées les plus créatives . Ma devise ? Quand on veut, on peut !